Coup de gueule

En janvier 1980, le ministre Christian Beullac adressait aux recteurs une lettre remarquable. Cette lettre est affichée aujourd'hui dans les couloirs des services de l'encadrement de la DGRH. Il est toutefois à craindre que cet affichage relève plus de l'alibi que de l'adhésion à la portée de cet écrit.

 
Aujourd'hui encore, des inspecteurs sont malmenés par leur hiérarchie, sans que leurs difficultés et leurs mal-être soient entendus par l'administration centrale. L’École de la bienveillance, de la confiance et du respect est bien loin d'être une réalité pour les inspecteurs. Silence et soumission sont-elles les vertus attendues pour les cadres de l’Éducation nationale ? La DGRH s'en défend et notre hiérarchie s'en offusque !... C'est pourtant ce que vivent et ressentent de nombreux inspecteurs qui s'adressent au SI.EN UNSA pour obtenir un soutien face à ces pressions déstabilisantes. Reste à savoir aujourd'hui si le ministre de l’Éducation nationale entendra, comprendra et s'attachera à faire cesser des attitudes qui se répercutent a posteriori dans l'ensemble du système. Nous n'avons pas besoin de chefaillons qui confondent sens des responsabilités et autoritarisme ! L’École de la confiance ne se construira que si nous quittons le domaine des incantations pour entrer dans celui de l'action.

Ainsi s'exprimait Christian Beullac, puisse notre ministre s'imprégner de ces paroles et les faire vivre concrètement :
"L'autoritarisme, c'est l'autorité sans discernement et sans dialogue. L'autorité est une création continue où l'effort de notre volonté pour servir l'intérêt général, donc la politique définie par la loi et la règle, rejoint l'intelligence du cœur et de l'esprit. Il y faut tout à la fois de l'initiative de l'intention : un texte écrit peut bien définir des objectifs, il ne définira jamais des modalités d'action. La créativité n'est pas le monopole des enseignants, elle est aussi le devoir quotidien des administrateurs."

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