Tout d’abord, cette revalorisation laisse encore les inspecteurs à un niveau nettement inférieur à celui des autres personnels concernés, que ce soit les enseignants, les personnels d’éducation ou les chefs d’établissement. Certes, mécaniquement, la proportion de l’écart est réduite, puisque nous passons d’environ cinq fois moins à presque la moitié. Mais financièrement l’écart reste le même : par an, cela représente 1812 € de moins pour les inspecteurs. La perspective annoncée par le ministère d’une progression sur 3 ans de l’indemnité ne changera rien à cet écart…

Plus grave encore : alors que l’arrêté du 28 août 2015 attribuait la même indemnité à l’ensemble des inspecteurs, qu’ils aient en charge le pilotage d’un réseau d’éducation prioritaire ou d’un réseau d’éducation prioritaire renforcée, l’arrêté publié aujourd’hui maintient à 500 € par an l’indemnité attribuée aux premiers. Pour tous ces collègues, il n’y a donc aucun rattrapage vis-à-vis d’une situation pourtant reconnue comme totalement injuste.

Le SI.EN UNSA tirera les conséquences de cette décision et son bureau national prévu le 13 septembre étudiera les moyens d’amplifier l’action syndicale en cours pour dénoncer l’iniquité dont les inspecteurs impliqués dans l’éducation prioritaire sont victimes.

D’ores et déjà, nous rappelons notre mot d’ordre actuel : nous engageons tous les inspecteurs concernés à refuser de participer à des manifestations institutionnelles relatives à l’éducation prioritaire et nous demandons à tous les inspecteurs d’exprimer fortement leur soutien à la démarche mise en place.
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