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Comme chaque année, la campagne de promotion des IEN avec le passage à la hors classe et l’accès à l’échelon exceptionnel entraîne son lot de rumeurs, des personnes « bien informées » se plaisant à faire circuler des informations totalement fantaisistes… mais qui montrent bien que des pressions existent et que le combat syndical pour défendre la transparence et l’équité a encore de beaux jours devant lui !

Mis à jour le 22 novembre

Promotions des IEN : des règles simples et partagées

Rappelons tout d’abord que la constitution des listes d’accès à la hors classe, comme à l’échelon exceptionnel, est une opération nationale, gérée par la CAPN. Ceci explique que les recteurs soient invités à limiter leurs propositions à deux items : « proposé » vs « non proposé ». Pour la hors classe, les situations des collègues sont étudiées en CAPA ; si les commissaires paritaires académiques estiment qu’une non-proposition (ou plus rarement une proposition) est anormale, ils interviennent et leurs protestations sont inscrites au PV de la CAPA, ce qui permet aux commissaires paritaires nationaux de demander à ce que les éléments ayant débouché sur cette appréciation contestée soient réétudiés en CAPN. Dans ce cas, les avis développés par l’autorité académique sont étudiés de très près. Sauf situation extraordinaire, nous ne contestons jamais les positions explicites, mais nous dénonçons systématiquement les avis flous ou insuffisamment étayés. Il est à noter que l’administration centrale n’est en rien contrainte par l’avis académique et qu’il arrive régulièrement que des collègues non proposés pour des raisons contestables obtiennent finalement un avis favorable de la CAPN pour leur promotion.

Cette question de l’avis étant réglée, comment les candidats sont-ils classés ? Là encore, bien des galéjades circulent… Dans la même logique que ce qui vient d’être exposé, il n’y a aucun quota académique. La liste est une liste nationale et aucun équilibre particulier, que ce soit géographique, de genre ou de spécialité, ne crée une contrainte spécifique explicitement prise en compte. Il y a simplement un contrôle a posteriori qui permet de se rendre compte que les équilibres correspondant aux deux derniers items sont respectés, ce qui est statistiquement toujours vérifié ; en revanche, il peut y avoir de forts déséquilibres interacadémiques qui correspondent simplement à des caractéristiques différentes des populations locales, ce qui n’est en rien une gêne. L’essentiel est, bien évidemment, que la transparence et l’objectivité des critères mobilisés permettent à toute inspectrice et à tout inspecteur de comprendre pourquoi tel ou tel bénéficie ou non d’une promotion. Au fil du temps, cette préoccupation est devenue totalement partagée entre les responsables de la DGRH et les représentants du personnel, ce dont nous pouvons que nous féliciter, mais qui nous conduit aussi à nous montrer particulièrement attentifs et réactifs face au moindre écart à la règle.

Cette dernière est très simple : un équilibre s’est progressivement établi en appliquant le principe des « critères classants ». Que ce soit pour l’accès à la hors classe ou à l’échelon exceptionnel (mais pour ce dernier dans deux viviers séparés), le premier critère est l’ancienneté dans le corps des IEN. Celle-ci est appréciée à l’année du concours, à celle de l’intégration par liste d’aptitude ou à celle du début du détachement pour les collègues intégrés à l’issue de cette démarche. Le second critère est l’échelon, assorti de son ancienneté.

C’est cette base que défendent les commissaires paritaires du SI.EN UNSA. Ajoutons cependant qu’un cas particulier retient notre attention : nous soutenons en effet qu’il est légitime de prendre en compte le cas particulier que constitue la situation des collègues ayant une forte ancienneté d’inspecteur (15 ans au moins pour l’échelon exceptionnel) et qui sont atteints par la limite d’âge. Ce nouveau critère a fait l’objet d’un accord avec nos camarades de la seconde organisation syndicale siégeant en CAPN des IEN, mais n’est pas, à ce jour, validé par l’administration centrale.

 N’hésitez pas à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., nous y répondrons ici si elles renvoient à des informations qui intéressent tous les collègues, en masquant toutes les informations personnelles.

 

Chers collègues

Ce que vous présentez comme règle « très simple » interroge néanmoins.

Cela fait 8 ans cette année que je suis au dernier échelon de la classe normale. J’ai vu ces deux dernières années des collègues n’ayant pas atteint cet échelon, donc pouvant encore avoir la chance d’avoir un changement d’échelon, bénéficier (et je m’en réjouis pour eux) d’un passage à la hors classe.

Je pouvais partir en retraite à la fin de l’année scolaire dernière. J’ai choisi de continuer dans l’espoir de pouvoir passer à la HC. Rien aujourd’hui ne me permet de penser que cela sera le cas.

Huit ans donc avec la même rémunération… difficile de penser que « la règle » est équitable. Je déplore donc qu’un cas seulement retienne votre attention. Il y a sans doute d’autres collègues dans la même situation que la mienne, situation certes moins porteuse en terme de communication syndicale que celle du passage à l’échelon exceptionnel dont certains peuvent bénéficier.

Bien cordialement

Premier élément de réponse : ce n'est (malheureusement !...) pas parce qu'une règle est simple qu'elle est satisfaisante. Notre collègue dénonce ici, de manière tout à fait légitime, le caractère absurde et démobilisant de la stagnation en fin de classe normale de tous ceux qui ont le "malheur" d'être reclassés au dernier échelon de celle-ci dès le début de leur carrière. Nous signalons systématiquement aux collègues entrant dans la carrière le fait qu'en fonction de leur ancienneté générale de service certains risque de se retrouver pénalisés par leur nouvelle promotion ! La simple écriture d'une telle évidence aurait de quoi faire hurler, mais c'est hélas ce que vivent de trop nombreux collègues. Cette situation est celle de trop nombreux collègues et elle n'est en rien moins porteuse qu'une autre en termes de communication syndicale. Toute injustice est syndicalement inacceptable et doit amener tous les collègues syndiqués à se mobiliser pour la faire cesser. En l'espèce, c'est ce qui nous a conduit à réclamer l'ajout de deux échelons supplémentaires en fin de classe normale, mesure qui nous permettrait aussi d'envisager la réduction de la durée des échelons terminaux de ce grade.

 

 

 

 

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