La réaction du SGEN-CFDT à la mise en place du plan "Faire entrer l'Ecole dans l'ère du numérique" illustre une nouvelle fois la caractère paradoxal d'une adhésion à cette fédération pour les inspecteurs...

Relevé sur le site de l'AEF la réaction du SGEN-CFDT :

« Nous avons le sentiment d'une autre étape par rapport aux plans précédents, avec une vision globale qui insiste sur la connexion numérique-pédagogique, sur le travail collaboratif », se réjouit Albert Ritzenthaler. Reste à voir si « la mise en œuvre peut se faire avec la structuration hiérarchique de l'Éducation nationale ». Pour lui, l'enjeu est bien de « trouver les espaces de dialogue social pour reconnaître aux personnels la liberté de mettre en œuvre ce travail collaboratif, sans nécessairement passer par les cribles des corps d'inspection ».

Cette dernière phrase montre bien les que les représentations du SGEN sur les inspecteurs n'ont guère évolué... Il y a d'un côté les enseignants, bons par nature, tous motivés et compétents, et de l'autre les inspecteurs autoritaires et bas-du-bonnet !

Il serait intéressant que nos camarades inspecteurs syndiqués au SGEN-CFDT disent ce qu'ils pensent de ce jugement aussi péremptoire que brutal.

 

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Pan sur le bec ! comme disent nos camarades du Canard Enchaîné :

Albert Ritzenthaler nous précise qu'il n'a en aucune façon voulu agresser les corps d'inspection et que ses propos visaient simplement à montrer la nécessité de mobiliser les équipes pédagogiques en évitant tout formalisme. Nous avons probablement été trop vite en besogne, habitués que nous sommmes à subir des piques verbales. Toutes nos excuses donc à notre camarade ! Et espérons surtout que ce nouveau plan numérique apporte à l'école le souffle dont elle a besoin pour mieux faire réussir tous les élèves.

L'évaluation des enseignants est devenue un sujet qui nous permet de mieux toucher du doigt, chaque jour, les incohérences d'un système à bout de souffle !

Dans certaines académies, les inspecteurs reçoivent, sans le moindre commentaire, un document que la DGRH nous a transmis en nous demandant de réagir, mais sans le communiquer largement…

Il y a en fait deux documents :

- le compte-rendu de plusieurs réunions au cours desquelles doyens des IA-IPR, des IEN ET/EG et des IEN du 1er degré ont eu l'occasion de travailler ensemble. Vous avez pu trouver sur notre site une présentation de ces rencontres et quelques premiers éléments d'analyse résultant de contributions de collègues y ayant participé.

- un "document de travail" présentant des pistes pour l'autoévaluation, concept potentiellement intéressant mais qui mérite d'être approfondi et réfléchi avant d'être mis en oeuvre.

Inutile de dire que la synthèse qui nous est aujourd'hui proposée débouche sur de nombreux problèmes. Elle est une nouvelle occasion de mettre en évidence deux difficultés :
- d'une part, nous refusons l'apparente fatalité d'une relation directe entre l'évaluation des personnels et la valorisation des carrières de ces derniers. Nous connaissons trop bien les limites et les dangers de ces raccourcis sémantiques qui deviennent souvent des freins pour la mise en œuvre des réformes plutôt que de réelles incitations à mieux faire.
- d'autre part, nous contestons la légitimité d'une démarche insuffisamment concertée avec les principaux intéressés, qu'ils soit les agents ou les objets de cette évaluation.

Soyons clairs cependant : la DGRH ne manifeste aujourd'hui aucune intention de prendre en compte nos observations. Comme ses collègues des autres directions de l'administration centrale, une seule préoccupation semble animer aujourd'hui notre directrice : faire passer au plus vite et à quelque coût que ce soit des textes contraignants qui sont aux antipodes des besoins du système !

Veillons cependant à être bien compris : en aucun cas nous ne contestons la nécessité de revoir l'évaluation des enseignants. La perspective d'une réforme des pratiques allant dans le sens d'une plus grande professionnalisation des rapports entre inspecteurs et enseignants ne peut que nous réjouir. Ce n'est malheureusement pas ce qui nous est proposé aujourd'hui. Le ministère vient en effet d'imaginer une somptueuse usine à gaz qui ne pourra que repousser les espoirs d'une d'évolution.

La période n'est pas réellement adaptée aux négociations ; elle se caractérise plutôt par des soubresauts désordonnés des responsables en place aujourd'hui et craignant disparaître demain... Dans un tel contexte, nous ne pouvons qu'inciter les inspecteurs à la plus grande prudence ! Évitons les prises de positions péremptoires qui pourraient légitimement nous être reprochées demain...

Le SI.EN engage ses adhérents et sympathisants à faire preuve de la plus grande circonspection en cette affaire, et à ne pas hésiter à donner l'alerte si besoin... Par ailleurs, toute réaction sera le bienvenue et ser publiée ci-après. A vos plumes !

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