Depuis plusieurs jours, de nombreux collègues ont alerté le SI.EN-UNSA sur le flou concernant la mise en œuvre de la dématérialisation des corrections des épreuves écrites des BAC PRO pour la session 2026. Les discours des Divisions des Examens et Concours (DEC) et du Service Interacadémique pour les Examens et Concours (SIEC pour l’île de France) varient selon les académies :
« rien n’est acté pour l’instant », « nous ne savons pas si la mesure sera mise en œuvre cette année », « seules certaines disciplines pourraient être concernées, peut-être les enseignements généraux » etc…
Face à ces incertitudes, le SI.EN-UNSA a immédiatement sollicité le ministère afin d’obtenir des éclaircissements. Il nous semble important de faire remonter au ministère la nécessité d’une communication claire sur ce dossier, compte tenu de la nouveauté et peut-être complexité du dispositif.
De même, cette communication est d’autant plus importante que le calendrier est déjà très avancé : nous arrivons à la fin du premier trimestre… or, c’est au deuxième trimestre que les inspecteurs commencent à anticiper l’organisation des corrections…
Le SI.EN-UNSA rappelle que cette mission d’organisation des corrections constitue un volet crucial du métier d’inspecteur : elle exige rigueur, planification et accompagnement des équipes. Il est donc indispensable que l’ensemble des collègues soient formés et qu’ils disposent d’une visibilité pour se projeter dans l’organisation du travail à venir.
Autre point abordé par le SI.EN, et non des moindres, celui des disciplines éligibles. Si la dématérialisation des copies présente des avantages dans certaines disciplines, notamment pour les enseignements généraux, il apparaît nécessaire d’adopter une approche différenciée pour certains enseignements professionnels (comme en STI, pour lesquels les études de cas comportent des schémas, plans ou supports techniques) qui se prêtent moins à une numérisation totale. Le SI.EN-UNSA demande donc que les arbitrages se fassent au cas par cas, et non selon une logique uniforme de traitement de masse.
Le ministère est désormais bien conscient des inquiétudes exprimées par les inspecteurs. Il a indiqué vouloir conduire ce projet avec souplesse tout en poursuivant ce dossier afin d’établir un traitement équitable entre les voies générale, technologique et professionnelle. L’objectif du SI.EN-UNSA est que cette évolution facilite le travail des personnels, sans ajouter de complexité à une période déjà chargée.
Le SI.EN-UNSA, avec l'UNSA-Éducation, continuera de suivre de très près ce dossier et d’intervenir auprès de l’administration afin que la mise en œuvre de la dématérialisation des corrections se fasse dans des conditions respectueuses des réalités du terrain en tenant compte de nos missions, et tout particulièrement de nos charges d’examens.