Le SI.EN-UNSA porte depuis plusieurs mois auprès du ministère une revendication claire : aligner les grilles indiciaires de l’ensemble des inspectrices et inspecteurs, dans la continuité de la circulaire d’août 2023 qui définit des missions communes aux IEN et aux IA-IPR.
Pour les IEN, cela passe notamment par la linéarisation de l’échelon spécial HEBbis.
Cette demande a été entendue par Élisabeth Borne lorsqu’elle était ministre de l’Éducation nationale. Édouard Geffray a ensuite fait avancer le dossier en saisissant le guichet unique interministériel afin d’obtenir l’arbitrage nécessaire.
À ce stade, le ministère reste dans l’attente de cet arbitrage.
Le dossier n’est donc pas encore arrivé à son terme, mais il avance. Pour le SI.EN-UNSA, il n’est évidemment pas question de relâcher la pression maintenant.
Nous continuons à défendre cette revendication avec constance auprès de nos différents interlocuteurs, tant au cabinet du ministre qu’à la direction de l’encadrement.
Nous l’avons encore rappelée lors de notre entretien avec M. Laganier, récemment nommé directeur de l’encadrement.
Notre position reste inchangée : les missions communes confiées aux corps d’inspection doivent trouver leur traduction dans la reconnaissance statutaire et indiciaire des IEN.
La linéarisation de la HEBbis constitue à ce titre une revendication importante pour mettre fin à une différence de traitement que nous contestons.
Si le SI.EN peut porter cette demande dans la durée et la faire entendre auprès du ministère, c’est aussi grâce à la force du collectif constitué par ses adhérentes et adhérents.
Le poids d’une organisation syndicale repose sur sa capacité à représenter les collègues, à construire des revendications solides et à les défendre avec constance auprès de l’administration.
Sur ce dossier comme sur les autres, cette force collective est indispensable pour obtenir des avancées concrètes.
Le SI.EN-UNSA continuera donc à porter la linéarisation de la HEBbis jusqu’à l’aboutissement du dossier. Nous ne lâcherons rien : les IEN peuvent compter sur leur syndicat pour défendre leur reconnaissance statutaire et leur juste rémunération.
Depuis plusieurs mois, des collègues nous interrogent sur des sollicitations de plus en plus fréquentes visant à leur faire conduire des enquêtes administratives.
Une nouvelle mission qui viendrait tout naturellement s’ajouter aux autres ? Comme si les inspectrices et les inspecteurs n’avaient que cela à faire...
Avant que l’exception ne devienne une habitude, il est utile de revenir aux textes.
La sixième édition du vademecum de l’IGÉSR consacré aux "enquêtes administratives susceptibles de suites disciplinaires", publiée en 2026, décrit une procédure particulièrement exigeante.
Une enquête administrative susceptible d’avoir des conséquences disciplinaires suppose de recueillir et d’établir les faits avec rigueur, de respecter des principes précis d’impartialité, d’objectivité et de confidentialité, puis de produire un rapport susceptible d’être utilisé dans une procédure ultérieure.
Nous sommes donc loin d’un simple recueil d’informations ou d’un échange avec les personnels.
Surtout, aucun texte ne fait de la conduite des enquêtes administratives une mission ordinaire des inspectrices et des inspecteurs de l’Éducation nationale.
Les missions des IEN sont nombreuses, clairement identifiées et déjà largement suffisantes : pilotage, expertise, accompagnement, évaluation, conseil, formation, gestion des ressources humaines, présence auprès des écoles et des établissements.
Le problème est bien là.
À force de sollicitations ponctuelles, une pratique peut progressivement être présentée comme allant de soi. Une mission nouvelle s’installe alors sans véritable cadrage, sans formation spécifique et, bien entendu, sans qu’aucune autre tâche ne disparaisse.
Le SI.EN refuse cette logique d’empilement permanent.
Conduire une enquête administrative engage fortement la responsabilité des personnes qui la réalisent. Cela suppose des compétences spécifiques, notamment juridiques et procédurales, qui ne relèvent pas de la formation professionnelle ordinaire des IEN.
Il n’est pas acceptable de considérer que parce qu’une inspectrice ou un inspecteur connait les personnels, les établissements et le fonctionnement de l’institution, cette personne pourrait naturellement se transformer en enquêtrice ou enquêteur administratif.
Dans ce contexte, le SI.EN UNSA appelle les inspectrices et les inspecteurs à refuser les sollicitations hiérarchiques visant à leur faire prendre en charge la conduite d’une enquête administrative.
Cette position ne consiste pas à nier le rôle que les IEN peuvent avoir lorsqu’une situation grave doit être signalée, lorsque leur connaissance du terrain est sollicitée ou lorsqu’ils doivent fournir des informations relevant de leurs fonctions.
Elle consiste à tracer une limite claire : être entendu, transmettre des éléments ou signaler une situation ne signifie pas devenir la personne chargée de conduire l’enquête.
Cette distinction est essentielle pour protéger les collègues, préserver leur positionnement professionnel et éviter qu’une nouvelle responsabilité particulièrement sensible ne leur soit imposée progressivement sans véritable décision ni cadre adapté.
Les inspectrices et les inspecteurs n’ont pas besoin d’une mission supplémentaire. Ils ont besoin de temps et de moyens pour exercer pleinement celles qui sont déjà les leurs.
Le SI.EN défend depuis longtemps la nécessité de sortir de l’accumulation des injonctions et des tâches qui éloignent progressivement les IEN du cœur de leur métier.
Ajouter aujourd’hui la conduite d’enquêtes administratives à cette longue liste irait exactement dans le sens inverse.
Le SI.EN UNSA sera donc aux côtés des collègues qui refuseront de prendre en charge ces enquêtes. Protéger la professionnalité des IEN, c’est aussi savoir dire clairement que certaines missions ne sont pas les leurs.
Ensemble, le SI.EN, le SE et le SNIA-IPR ont interpelé le directeur général des ressources humaines du ministère de l’éducation nationale afin de protester contre des consignes diffusées sous le manteau qui auraient pour effet de dégrader encore la rémunération des correcteurs pour le concours du CRPE.
Le 23 octobre, une délégation fédérale UNSA-Éducation a été reçue par le ministre dans le format habituel : la secrétaire générale de l'UNSA-Éducation, les secrétaires généraux du SE, du SNPDEN, d'A&I et du SI.EN. L'audience s'est tenue rue de Grenelle, de 13h45 à 15h30.
Les organisations syndicales représentatives des corps d’inspection, SI.EN-UNSA et SUI-FSU, quittent le cycle de réunions du GT « alléger-faciliter », ce mardi 13 mai 2025.
Dernière minute :
le SI.EN vient d'être contacté ce matin 14 mai à 9H30 : la ministre nous propose un rendez-vous le 2 juin !