
Au moment de la Révolution, la concurrence entre ces deux expressions est le reflet d'un conflit idéologique résumé en ces termes par Rabaut Saint-Étienne en 1792 : « L'instruction publique éclaire et exerce l'esprit, l'Éducation nationale doit former le cœur ».

Un certain consensus s'est établi dans notre pays autour de quelques grands objectifs : prolonger l’âge de la scolarité obligatoire afin d’assurer la maîtrise d'un socle commun de connaissances et de compétences, offrir un premier niveau de qualification professionnelle, permettre à un plus grand nombre de jeunes d’accéder à l’enseignement supérieur, une nécessité dans le monde d’aujourd’hui en pleine mutation numérique et technologique.

L'école inclusive n’est pas un sujet nouveau. Au fil du temps, depuis la loi de référence dite loi de 2005, bien des avancées ont été réalisées afin de pouvoir offrir à chaque enfant en situation de handicap une scolarité au plus proche du milieu ordinaire.

A chaque élection présidentielle, l'avenir de notre École républicaine se trouve remis en question, car il est parfaitement légitime que chaque candidat souhaite rendre l’École plus « performante » afin de mieux préparer nos enfants au monde de demain.

Si lors de la dernière élection présidentielle, le thème de l’École était relativement secondaire, il est évident que cette fois, tous les candidats s’en sont emparés et qu’ils ont tous été de leurs propositions.